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Yannick Smaldore

Rédacteur et analyste spécialisé sur les questions de défense. Modérateur sur le site air-defense.net. Consultant et chercheur en relations internationales, stratégie et défense.

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6 Comments

  1. 1

    sepecat

    Article détaillé et très instructif.
    Pour ma part, je n’avais aucune idée quant à l’ancienneté de cette arme, ses origines et le peu d’évolution qu’elle avait connue depuis le siècle dernier.
    Idem s’agissant de sa sensibilité à l’environnement électrique et sur l’avancée manifeste que vient de réaliser TDA.
    Ceci dit, les avis des lecteurs pourront être partagés quant à savoir s’il s’agit d’un réel progrès pour l’Humanité ou d’une régression, puisqu’on évoque ici un armement et son efficacité accrue.
    Eternel débat.
    PS – Rapporter qu’une entreprise française innove, c’est probablement une lecture difficile pour certains grincheux franco-français. Ecrire que le reste du monde, les US en particulier, testent les produits en question et les adoptent… d’aucuns vont adorer se défouler sur le “chauvinisme” supposé de cet article.

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    1. 1.1

      Yannick Smaldore

      Effectivement il s’agit d’un outil militaire, et le débat est ouvert et légitime concernant la nécessité des armes en général. Ici, nous nous intéressons avant tout à la partie technique et à la dimension industrielle.
      Après il faut bien voir que les améliorations techniques de ses engins et de la plupart des armements actuels visent à améliorer l’efficacité d’un armement et pas sa létalité.
      Typiquement, ici, il s’agit de rendre les roquettes plus fiables afin d’éviter les tirs accidentels et les accidents pour les opérateurs, ce qui est toujours une bonne chose pour les armées utilisatrices. Mais il s’agit aussi et surtout de réduire les risques pour les populations civiles: moins de tirs accidentels , plus de précisions et donc moins de dommages collatéraux, mais surtout impossibilité théorique de détourner ces armes de leur utilisation initiale et de les retrouver aux mains de groupes terroristes , transformées en mines ou fixées sur des pickup par exemple.
      Je n’irais pas dire qu’il s’agit d’une modernisation humaniste, mais il ne s’agit pas non plus d’en faire des engins de mort inconsidérés, bien au contraire.

      Comme vous le signalez cependant, il est surtout intéressant de confirmer l’avancée française dans ce domaine, et surtout de montrer qu’en partant d’une feuille blanche sans aucune expérience récente, on peut parfois trouver des solutions innovantes auxquelles les armées plus habituées n’auraient jamais pensé.

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      1. 1.1.1

        sepecat

        L’existence des armements et leur utilisation est une question quasi existentielle qui a se pro et ses anti, chaque camp ayant des arguments à faire valoir.
        Personnellement, je dirais qu’un monde merveilleux où personne le déciderait d’aller taper sur son voisin, pour une raison X ou Y, me conviendrait très bien.
        J’ai bien dit “merveilleux”… et nous en sommes encore très, très loin, sauf à avoir une vision “bisounours” de notre planète.
        De fait, vu le constat actuel, la question ne se pose même pas de savoir s’il faut ou non être prêt à toute éventualité. Je citais cette réflexion car elle a déjà été évoquée par quelques intervenants sur ce site et constitue donc une partie du débat.
        La conception d’armes évoluées n’étant pas remise en cause sur le fond, vous avez par ailleurs raison d’indiquer que les progrès cités dans l’articles touchent plusieurs aspects du maniement et de l’utilisation des roquettes, en augmentant la sécurité pour les personnels amenés à les manipuler, d’une part, et en diminuant la létalité pour les personnes présentes dans la zone de tir, d’autre part.
        Progrès pour les uns (je pense que c’en est effectivement un), amélioration dun engin de mort pour les autres (pas vraiment faux si on veut rester objectif).
        Ceci dit, j’ai toujours été étonné de voir des “Bobos”, bien pensants et hostiles à toute idée même d’un armement, se précipiter vers les appareils de l’Armée de l’Air lorsqu’il faut les évacuer au fin fond de l’Afrique… On peut avoir l’esprit large à Paris et vouloir sauver sa peau ensuite, en fermant les yeux au passage sur l’utilisation d’armes qu’en temps normal on condamnera dans les dîners mondains.
        Rien que de bien humain au fond.
        Pour ce qui est de “repartir de la feuille blanche” pour la conception, c’est un concept que l’on connaît bien en informatique, où il vaut parfois mieux tout réécrire de zéro plutôt que d’empiler des strates de code qui, mises bout à bout, constituent une espèce d’engin un peu bancale dont on prie pour qu’il ne s’effondre pas.
        Ca c’est toutefois la vision idéale… car il est assez rare dans la pratique d’avoir les moyens financiers et le temps pour recourir à cette méthode. Vu les compressions budgétaires, ce serait plutôt la fuite en avant qui prédomine.

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  2. 2

    L'amateur d'aéroplanes

    Croisons les doigts, cela ne serait pas la première fois que les forces américaines achèterais des munitions françaises mais si c’est le brevet qu’ils veulent, il faudra que TDA prennent des avocats d’affaires pour surveiller ses intérêts.

    En HS, erreurs de frappe :

    Reply
  3. 3

    L'amateur d'aéroplanes

    Croisons les doigts, cela ne serait pas la première fois que les forces américaines achèterais des munitions françaises mais si c’est le brevet qu’ils veulent, il faudra que TDA prennent des avocats d’affaires pour surveiller ses intérêts.

    En HS, erreurs de frappe :

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  4. 4

    L'amateur d'aéroplanes

    Oups message parti trop vite : pourraient ainsi obtenir”,,” si l’évaluation s’avère positive, un contrat pour l’exploitation sous licence de “de” son système d’arme à induction.

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