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Thibault Proux

Jeune ingénieur aéronautique et passionné de dirigeables.

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4 Comments

  1. 1

    Montaudran

    J’ai quelque petites question et remarque.

    – Il me semble avoir lu que l’hydrogène n’a pas été à l’origine de la perte de l’Hindenburg mais que l’inflammabilité était inhérente l’entoilage d’alors.

    – Il me semble que plus encore que l’inflammabilité c’était la tenue aux vents et aléas météorologiques qui on fait tombé le plus de grand dirigeable, ainsi le naufrage de l’Akron et du Macon et la mise en chandelle du Los Angeles. Comme vous l’avez écrit les dirigeables sont trop lent pour échapper à une tempête et ne peut passer dessus. Des solutions efficaces ont elles émergées.

    Reply
    1. 1.1

      Thibault Proux

      Bonjour Montaudran, merci de cette remarque sur l’Hindenburg.
      Ce crash fait l’objet de beaucoup de spéculations et de théories depuis de nombreuses années. Comme tous les crashs, la cause n’est pas unique.

      En ce qui concerne l’Hindenburg, les conditions climatiques (perturbation orageuse sur Lakehurst qui aurait chargé le dirigeable d’électricité statique, à la source du départ de l’incendie), des défaillances structurelles (utilisation de l’hydrogène plutôt que de l’hélium alors que l’Hindenburg était conçu pour des efforts de gaz de l’ordre de ceux de l’hélium) et des erreurs humaines (choix d’une approche acrobatique et aux limites structurelles du dirigeable) sont les principales causes évoquées par l’enquête de l’époque et la version officielle de Zeppelin jusqu’à aujourd’hui. Ces enquêtes repoussent d’ailleurs la thèse du sabotage ainsi que l’inflammabilité de l’entoilage.

      Ce qui est certain c’est que si l’Hindenburg avait été gonflé à l’hélium et non à l’hydrogène, l’incendie ne se serait pas propagé aussi rapidement (voire pas du tout) et le crash aurait été moins meurtrier.

      En ce qui concerne les crashs des USS Macon et Akron et la mise en chandelle du Los Angeles, là encore une multitude de facteurs en sont à l’origine. Mais en règle générale, vous avez raison, la sensibilité aux conditions météorologiques est la cause commune à presque tous les crashs, dans des proportions différentes néanmoins selon les époques et les types de dirigeables.

      Je reviendrai en détails sur les accidents de dirigeables dans un prochain article et je vous détaillerai les principales causes de crashs.

      Et pour répondre à votre dernière question, oui des solutions efficaces existent ou sont en cours de développement pour palier aux aléas climatiques. J’y reviendrai aussi dans un prochain article.

      Stay tuned !

      Thibault

      Reply
  2. 2

    Montaudran

    Question subsidiaire:
    Quid du prix de l’helium ? l’hydrogène est me semble t’il simple à produire par électrolyse de l’eau mais l’hélium c’est une toute autre histoire.Si les dirigeables retrouvaient une utilité saurions nous produire suffisamment de ce gaz rare ? et si oui à quel prix ?

    Cordialement

    Reply
    1. 2.1

      Thibault Proux

      Bonjour Montaudran, une fois encore, merci de cette question pertinente. Des éléments de réponses :
      – L’hydrogène est en effet très compétitif par rapport à l’hélium (prix, plus grande portance, recyclable),
      – L’hélium n’est pas si rare que les industriels du gaz le laissent penser,
      – On est aujourd’hui capable d’utiliser l’hydrogène comme gaz porteur de manière complètement sécurisée (Cf. la coupe Gordon Bennett),
      – L’aérostation ne représentera toujours qu’un très faible pourcentage des besoins en gaz par rapport aux autres secteurs qui en consomment, notamment pour l’hélium (secteurs nucléaires, médical,…).

      Encore une fois, je suis actuellement en train de préparer un article dédié entièrement à ces questions, et qui devrait être publié courant septembre.

      Thibault

      Reply

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