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Yannick Smaldore

Rédacteur et analyste spécialisé sur les questions de défense. Modérateur sur le site air-defense.net. Consultant et chercheur en relations internationales, stratégie et défense.

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11 Comments

  1. 1

    patrice Lecuyer

    Excellente analyse ..
    Patrice Lecuyer

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  2. 2

    Denis

    Merci pour cette analyse 🙂

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  3. 3

    François

    Vous décrivez le Typhoon comme un avion britannique en oubliant qu’il est aussi Allemand, Italien et Espagnol avec souvent des missiles américains.
    Or il y a un grand froid entre Berlin et Riyad depuis le refus de vente de tanks Leopard 2 et des critiques ouvertes sur les manques de démocratie.

    Le fait que les 4 coproducteurs ne veulent pas tous développer les capacités Air-Sol du Typhoon (pas de réservoirs conformes, pas de capacité anti-navire, pas de capacité de reconnaissance, …) doit refroidir les Saoudiens.

    Le refus net des USA de leur vendre le F-35 a été aussi mal vécu.

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  4. 4

    Yannick Smaldore

    Je ne suis pas rentré dans tous les détails, l’article était déjà assez long, mais évidemment, le Typhoon est un avion européen. Néanmoins, la commercialisation de l’Eurofighter en Arabie Saoudite se fait dans le cadre du contrat Al Salam entre Londres et Riyad, c’est donc bien une vente britannique, un avion acheté aux Anglais, et pas aux Européens. D’ailleurs, les partenaires de Londres n’avaient pas été enchantés que les Britanniques réduisent leurs commandes au profit des livraisons saoudiennes (le contrat initial prévoyait que les exportations se feraient en plus des achats de chaque pays, mais au final les Typhoon saoudiens ont été prélevés sur les commandes anglaises, et les Typhoon autrichiens sur les commandes allemandes, je simplifie beaucoup).

    Les tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Allemagne entrent donc très peu en compte dans les négociations pour un “Al Salam 2” pouvant porter sur 72 Typhoon supplémentaires.

    Pour les capacités air-sol développées spécifiques, il n’y a aucune raison que ça refroidisse les Saoudiens, puisqu’elles seront justement développées pour le compte de leur allié et fournisseur historique, le Royaume-Uni. Même si les Anglais financent seuls ces capacités, ça ne veut pas dire qu’elles ne seront pas mises en service (après tout, la France finance bien l’intégralité des fonctionnalités et des mises à jour du Rafale) ou que les autres pays pourront en bloquer l’exportation.
    Au contraire d’ailleurs, puisque ces capacités seront mises en avant par l’ensemble des 4 partenaires sur leurs marchés respectifs, ce qui est dans l’intérêt de tout le monde. Surtout des Anglais d’ailleurs, qui récupèreront une plus grande part du gâteau à chaque exportation de Typhoon multirôle (fort logiquement, puisque ce sont eux qui ont investit). D’ailleurs, a priori, les Typhoon vendus par l’Italie au Koweït disposeront des fonctionnalités développées par et pour les britanniques.

    Et, oui, le refus de vente des F-35 par les USA a été mal vécu, mais c’était un refus assez logique. Tant qu’Israël n’aura pas mis en service ses propres F-35, l’exportation de cet appareil aux pays du Golfe sera très contrôlée, voire rendue strictement impossible. Si Boeing en a profité un peu, ce sont surtout les Européens qui vont en bénéficier pendant quelques années.

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  5. 5

    Ganfoud

    Encore une fois, un tres bon article de fond!
    J’ai vu recemment (il y a un an ou deux) passer un autre exemple des saoudiens utilisant les francais comme lievre pour faire plier les britanniques…

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    1. 5.1

      Yannick Smaldore

      Peut-être s’agit-il de l’histoire des munitions pour le Typhoon (AASM vs Paveway IV) que j’évoque dans l’article ? Il y a sans doute d’autres exemples qui ne me viennent pas en tête à l’instant, mais effectivement, ce n’est pas un fait nouveau. La plupart des analystes ont évacué cette rumeur pour cette raison, et ils avaient parfaitement raison de le faire. Au final, cette rumeur était surtout l’occasion de parler de la situation géopolitique de la région, car elle est très profitable (sans doute temporairement) aux Européens, et on n’a pas fini d’entendre parler de gros contrats dans la région !

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  6. 6

    chill

    bon article qui nous laisse supposer que cette vente est impossible mais que tout est possible en ces temps troublés, personnellement je crois plus à une vente aux EAU, évidement mais également à l’ Arabie Saoudite qu’à l’Inde malgré les accords et annonces en cascades …

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    1. 6.1

      Yannick Smaldore

      C’est exactement ça. J’ai d’ailleurs rajouté une phrase à la conclusion pour appuyer ce fait. Mon analyse est qu’il est très très hautement improbable qu’une telle vente ait lieu si on prend en compte l’histoire de la région et l’état actuel des relations internationales au sens large (entre pays de la région, entre AS et alliés occidentaux, entre les postures de ses alliés etc.)

      Mais personne (enfin si, quelques analystes comme Jancovici n’en ont pas été surpris) n’aurait pu prévoir en 2010 les changements brutaux que toute la région allait subir. Il serait donc très présomptueux de ma part de parler de vente “impossible”.
      Au contraire, si elle devait avoir lieu, ce serait un puissant indicateur de bouleversements structurels majeurs, une fois remise dans son contexte du moment.

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  7. 7

    Rémi

    Même si cette rumeur n’est pas vraiment fondée, la position de lièvre du rafale montre bien qu’il a un énorme potentiel à l’exportation. Il est bien concurrentiel et cela finira par payer.
    Dans plusieurs années, face à ses concurrents vieillissants (ou hors de prix), son évolutionarité fera la différence…

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  8. 8

    Collectionneur

    Je signale une erreur de date et un mot absent sur la légende du F-15 saoudien. Il y est indiqué “opération Desert en 1992”, la Tempête du Désert à bien eu lieu en 1991 🙂
    Bonne continuation

    Reply
    1. 8.1

      Yannick Smaldore

      Erreur corrigée. La date est la bonne, mais il s’agit de l’opération Southern Watch qui appliquait la No Fly Zone au dessus du sud de l’Irak après la Guerre du Golfe.

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